Les auteur.e.s parlent du PRIX DU ROMAN GAY :
« Lorsque Gabriel Attal est nommé Premier ministre en janvier 2024, un collègue me dit : Est-ce vraiment nécessaire de mettre en avant sa sexualité ? L’important est qu’il sache faire le taf. Le collègue en question s’appelle Damien. Il est blanc, hétérosexuel et ne s’est donc jamais senti obligé d’expliquer à qui que ce soit pourquoi il aimait les filles. Une nuance. Il me dit : Les personnes LGBT+, je n’ai aucun souci avec elles. Mais la presse en fait trop. Dans la même presse je lis : Le 12 juin 2024, un jeune homme marche dans la rue, il reçoit un coup de poing au visage. L’agresseur lui crie : Sale pédé, t’es un trans. Ça se passe à Paris, ça se passe en France. En septembre 2024, les autorités géorgiennes annoncent enquêter sur la mort de Kesaria Abramidzé, célèbre influenceuse transgenre, assassinée deux jours après le vote d’une loi restreignant les droits LGBT+. Ça se passe en Géorgie, ce pays qui souhaite adhérer à l’Union Européenne. Enfin, une étudiante se voit condamner à l’équivalent de 5000 € d’amende en 2024 pour avoir posté, en 2019, cinq photos représentant le drapeau arc-en-ciel ou deux jeunes filles qui s’embrassent sur un réseau social. Ça se passe à Moscou, ça se passe en Russie. Damien me dirait que le prix du Roman Gay ne devrait pas exister, comme il n’existe pas de prix du Roman Hétéro. Mais tant qu’il est encore possible, dans ce monde, d’insulter, de persécuter, d’agresser ou de tuer un être humain pour ce qu’il est, pour ce qu’il souhaite être ou pour ses préférences sexuelles, le prix du Roman Gay ne peut pas ne pas exister. Et je suis heureux de le faire vivre, cette année, à travers mon roman. C’est un honneur. Merci au jury, à l’association Verte Fontaine, aux Éditions du Frigo, à Gérard Goyet à Stéphane et à toutes celles et ceux qui sont venus au Tango ce soir. Entre nous reste l’amour — et la littérature. » Sergueï Shikalov, auteur de « Espèces dangereuses » aux Editions du Seuil
« Le Prélude lauréat du Prix du roman gay 2023 ! Quelle joie ! Merci ! Je suis absolument ravi de recevoir ce prix. En premier lieu parce que la liste des précédents lauréats comporte des noms que j’affectionne particulièrement. C’est donc pour moi un honneur. Ensuite parce que c’est un prix qui a pour objectif de donner une visibilité aux romans, auteurs, qui restent parfois cantonnés à un lectorat spécifique et ciblé. Enfin parce que j’ai tout de même écrit un roman gay, douloureux et noir, mais terriblement gay ! » Robin Josserand, auteur de « Prélude à son absence » aux Editions Mercure De France (Extrait de l’interview de Robin Josserand par Stéphane Maton-Vann dans Les Cahiers du Prix du Roman Gay n°O)
« Waouh ! Avec une telle exaltation, je suis profondément honoré et reconnaissant de recevoir le ‘Grand Prix Du Roman Gay Traduit 2023’, le meilleur roman gay traduit en France. Cette reconnaissance apporte non seulement de la joie, mais aussi une couche de choc et d’incrédulité dans mon joli esprit tordu ! La signification de ce prix est une célébration de la littérature, de mon travail, et bien sûr comme un moment triomphant pour la représentation queer ! Je veux dire, le roman queer indonésien a gagné le Grand Prix de FRANCE ! ENFER OUAIS ! Écrire « Le rat d’égout » était un processus créatif organique dont je ne me souviens plus du début et de la fin. Tout ce que je sais, c’est qu’il encadre certains des sentiments les plus délicats que j’ai éprouvés. » Nuril Basri, auteur de « Le rat d’égout » aux Editions Perspective cavalière
« Je voudrais remercier les membres du jury pour ce prix qui m’honore, d’autant plus que je suis la première femme à l’avoir gagné apparemment donc ça fait plaisir… Je voudrais également remercier “les éditions du frigo” pour l’organisation de ce prix et leur travail de conservation… » Malek Lakhal, auteure de « Valse des silences » aux Editions Jean-Claude Lattès
« Dire » est dédié à Elsa Cayat, la psychanalyste assassinée dans l’attentat de Charlie Hebdo. Elle avait l’habitude de dire que la capacité d’aimer, c’est être à la barre de sa propre responsabilité, ne plus se cacher, ne plus avoir peur, ne plus haïr, ne plus se haïr, mais s’aimer. Je remercie le Prix du Roman Gay qui permet de faire vivre la mémoire d’Elsa. J’ajouterai surtout : Aimez-vous ! » Emmanuel Chaussade, Auteur de « Dire » aux Editions Mercure de France
« À partir de mes 13 ans, j’ai commencé à aller régulièrement sur le site du Prix du roman gay. Je regardais le palmarès, je notais les livres et j’allais en librairie encore un peu englué dans la honte, dans la peur que quelqu’un me voie. J’achetais ces livres, je les lisais et je n’étais plus seul. Et je n’avais plus honte de rien. Plus jamais seul. Plus jamais honte. À mesure que je lisais, ma honte, ma peur, mon sentiment de solitude diminuaient. Un prix comme ce lui-là est important. C’est important. Nos livres sont importants. Nos histoires comptent. J’espère qu’à son tour, un.e mini-moi de 13 ans tombera sur nos livres et saura qu’il ou elle n’est pas seul.e. » Baptiste Thery-Guilbert, auteur de « Pas dire » aux éditions Annika Parence.
« Je suis vraiment fier de recevoir le Prix du Roman Gay car mon roman est un roman gay, c’est même la raison pour laquelle je l’ai écrit, et j’avais comme un besoin de revendiquer quelque chose, d’annoncer mon homosexualité mais je ne savais pas ce que je voulais revendiquer exactement. C’est en rencontrant ma communauté, en rencontrant mes lecteurs, que j’ai compris que je m’inscrivais dans quelque chose de plus grand, que pour vivre notre homosexualité, il fallait la défendre en quelque sorte. En recevant les témoignages des lecteurs qui s’étaient reconnus dans mon livre, j’ai compris que c’était vraiment pour ça que j’écrivais. S’il fallait que je n’écrive que pour eux, finalement, c’est ce que je ferais. C’est pour ça que je trouve que le Prix du Roman gay c’est magnifique parce qu’on a besoin de savoir que c’est un roman gay, on a besoin de savoir qu’on est dans un terrain sécuritaire, on a besoin de savoir comment se retrouver dans le livre parce que le plus souvent on a besoin de chercher des indices, des « traces » de l’homosexualité… donc c’est un honneur pour moi de savoir que non seulement j’ai contribué à la littérature mais aussi à la culture gay donc. C’est une culture qui a toujours besoin de nouvelles voix, qui a toujours besoin de plus d’exposition aussi, parce que les lieux et les prétextes de se rencontrer sont de plus en plus rares. Merci d’avoir compris mon roman comme un roman gay parce que c’était mon projet, c’est ce que j’ai envie de faire. » Antoine Charbonneau-Demers, auteur de « Good Boy » aux Editions Arthaud.
« Quand on m’a dit que j’avais le prix du roman gay, vu qu’en tant qu’auteur je fais corps avec mon livre – d’autant que c’est une autobiographie -, ce que j’ai entendu c’est que j’avais été élu meilleur homosexuel de l’année. Donc, ça m’a fait plaisir. Forcément. Après, on m’a dit que je n’étais pas le « meilleur », mais le « coup de cœur ». Dans tous les cas, je suis sur le podium de l’homosexualité. Ce n’est pas rien. J’ai eu peur du côté « tampon gay sur le front ». J’en ai parlé à mes amis. Ils m’ont répondu : « Ah bon, mais ça parle de trucs gay, ton livre ? Fallait le dire, on l’aurait lu, du coup ». Preuve que ça a aussi des avantages, les tampons. On a besoin de représentation dans les romans, dans l’art, partout. Et à ceux qui disent qu’on n’en est plus là, qu’on est intégrés, il faut leur répondre, d’une part, que ce n’est pas vrai et qu’on se fait encore frapper dans le Marais et aux Buttes Chaumont. Et quand bien même. Au bout de 2 500 ans de littérature, les hétéros ne se sont pas dit que, ça y est, c’était bon, ils pouvaient s’arrêter. Non, ils continuent d’écrire des livres, des films et des chansons sur comment on tombe amoureux. Et nous aussi, on a besoin de continuer. On aura toujours besoin de continuer. On a besoin de se sentir représenter pour se sentir exister. Lire les Chroniques de San Francisco, à 18 ans, ça a changé ma vie. Littéralement. C’est grâce à Armistead Maupin que j’ai réalisé que j’avais le droit d’essayer d’être heureux. Avec ce prix, je suis content d’apporter ma petite contribution. » Thomas Raphaël, auteur de « J’aime le sexe, mais je préfère la pizza » aux Editions Flammarion.
« Je suis auteur ET gay… Pas un auteur gay. J’écris aussi sur les hétéros… Mon style s’est développé après mon coming-out. Car il est impossible de garder un énorme secret dans son coeur et de bien écrire. C’est très difficile. Et j’ai commencé à connaitre le succès quand je suis sorti du placard… Donc oui! Visibilité ! Merci pour ça! » Armistead Maupin, auteur des « Chroniques de San Francisco » chez 10-18.
« Ce prix est une distinction importante à mes yeux. D’abord, il redonne de la visibilité au livre, ce qui est une chance, il peut toucher encore plus de lecteurs et de lectrices et c’est formidable. Ensuite et surtout, ce prix est le signe que la communauté soutient le livre. Comment tout a commencé raconte, dans le Paris des années 1980 en pleine mutation, l’histoire d’un gamin dont l’éveil au désir coïncide avec l’arrivée du sida. Et cette histoire, c’est bien sûr la mienne, mais pas seulement. C’est aussi une partie de notre histoire commune. Et c’est pour cela que je suis fier de voir le livre recevoir aujourd’hui cette récompense. » Philippe Joanny, auteur de « Comment tout a commencé » chez Grasset.
« Je dédie cette distinction à tou-te-s mes lecteurs/lectrices dans notre communauté LGBTQ+ en France, au Maroc et ailleurs. J’écris pour dire les voix de ceux-celles qu’on n’entend pas. Et, jusqu’au bout, je continuerai de le faire. » Abdellah Taïa, auteur de « La vie lente » au Seuil.
« C’est aussi un livre d’avertissement. Mis sous les projecteurs par un Prix d’avertissement. On retrouve des temps de peste. Quand j’ai commencé à écrire le livre, je me suis rendu compte d’une chose: j’ai des origines à la fois française et arménienne mais ce n’est ni en tant que Français ni en tant qu’Arménien que j’ai reçu des insultes et été frappé mais en tant qu’homo. C’est un livre de mise en garde parce que ce qui appartient à l’histoire peut absolument recommencer. On voit ce qui se passe aujourd’hui dans le monde: Daesch qui jette des toits les homosexuels; en Russie les jeunes homos se suicident en masse; en Afrique, la répression fait rage. Rien est acquis pour les homos, ni pour les femmes d’ailleurs. » Daniel Arsand, auteur de « Je suis en vie et tu ne m’entends pas » chez Actes Sud.
« Très heureux d’être le premier « récompensé » . Longue vie au Prix du Roman Gay ! » Sébastien Marnier, auteur de « Mimi » chez Fayard.
« Ce prix a changé mon parcours, oui, mais d’une manière inattendue. Avant de recevoir cet honneur, je ne savais pas à quel point cette récompense était importante pour moi. « Deux enfances » est mon sixième livre publié, mais c’est le premier dans lequel je parle de mon homosexualité de manière franche et honnête. J’ai vécu cette remise de prix comme un petit couronnement, comme une tape amicale sur l’épaule, une manière de me dire : « Stéphan, tu as été harcelé à l’école, pointé du doigt pour ta différence, et maintenant tu es célébré pour cette même différence. » Peut-être que ce Prix du Roman Gay est une revanche sur la vie… » Stéphan Sanchez, auteur de « Deux enfances » chez Favre (Extrait de l’interview de Stéphan Sanchez par Stéphane Maton-Vann dans Les Cahiers du Prix du roman gay N°1).
« Bien sûr, cela nécessite une vision positive du concept communautaire, qui est combattu par de nombreuses forces politiques en faveur d’un universalisme qui a bien montré ses limites en matière de lutte contre les minorités… De fait, l’émancipation ne se fait pas sans moyens d’action: il s’agit dès lors de différencier ce qui relève de la communauté comme force de soutien, en tant que groupe de personnes rassemblées et engagées par des identités et un patrimoine communs, et ce qui relève du communautarisme, comme repli sur soi et force d’exclusion. » Didier Lestrade, auteur de « Pourquoi les gays sont passés à droite » au Seuil.
« Pour une minorité, ce type d’espaces est toujours nécessaire dans la mesure où la question minoritaire est toujours ouverte, où l’histoire de la minorité n’est pas terminée. » Massimo Prearo, co auteur de « La croisade « anti-genre » : Du Vatican aux manifs pour tous » chez Textuel.
« Ce qui risque de disparaître, c’est cette visibilité qui est importante dans la lutte contre l’homophobie. L’enjeu de ce prix c’est LA VISIBILITÉ! Et la visibilité, c’est aussi donner une représentation aux LGBT, des moyens d’identification. » Jérémy Patinier auteur de « Petit guide du féminisme pour les hommes » chez Textuel.
« Tous ces livres qui m’avaient fait lecteur homosexuel, dont j’avais traqué dans les textes le petit moment à adorer, la caresse et le sourire, ces livres qui m’avaient un moment embrassé en fin de page… et ce que j’entends par lecteur homosexuel, ce sont des livres dont j’espérais l’éventualité d’un sentiment amoureux, et tous j’avais le souvenir qu’ils m’avaient aimé… Je voulais à la fois admettre que j’étais devenu cet intellectuel homosexuel qui avait partagé les désirs d’autres intellectuels homosexuels, mais qu’il était temps d’en finir… » Christophe Honoré, auteur de « Ton père » au MERCVRE DE FRANCE.
« Le ghetto du communautarisme n’est pas le fait des seuls gays. Les gays s’intéressent aux livres hétérosexuels, alors que les hétérosexuels qualifient un roman gay de roman homosexuel, étiquette qui leur sert de prétexte pour les rejeter. Ainsi une partie des hétéros, par leur simple refus de voir que l’amour les concerne tous, sont en grande partie responsables de classer un roman d’amour gay, non dans la catégorie des romans d’amour, mais dans celle, étroite et réductrice, des romans sur l’homosexualité. De ceux, par conséquent, dont ils peuvent se dispenser. » Dominique Fernandez de l’Académie française, auteur de « Correspondance indiscrète » avec Arthur Dreyfus chez Grasset).
« Nos communautés ont régulièrement oscillé entre une philosophie de similitude – « Nous, tout comme vous, les hétérosexuels »- et la différence – « Nous ne sommes rien comme vous et sommes au contraire culturellement distincts »… Il nous faut choisir où et quand le mainstream nous intéresse, et dans quelles autres circonstances la non-mixité est nécessaire. Il faut comprendre que les deux impulsions peuvent coexister… Culture hétérosexuelle capitaliste dominante et Cultures Queer… Puisque la ville et les mœurs évoluent, et que les communautés se rassemblent pour elles aussi évoluer vers du plus inclusif, il semblerait qu’il faille donc simplement embrasser l’unité et rejeter l’effacement culturel. Les espaces-temps pour nos communautés se transforment. Soyons optimistes, les transformations ne sont pas des disparitions » Amin Ghaziani, auteur de There goes the Gayborhood.
« L’homosexualité n’est pas une thématique en soi, mais une donnée qui concerne tout le monde, hétéros compris ». Toute ma vie, j’ai fait l’effort de transposer mes personnages, il serait temps que les hétéros en fassent autant. » Jean-Marie Besset, auteur de « Jean Moulin, évangile ».
« Que de tels prix existent me dégoûte. » Xavier Dolan
« Bravo pour votre entreprise et vos engagements. » Gilles Leroy (Prix Goncourt), auteur de « Dormir avec ceux qu’on aime » au MERCVRE DE FRANCE.
« Très bonne route à ce Prix! » Olivier Delorme (Ecrivain), auteur de « Comment je n’ai pas eu le Goncourt » aux Editions H&O.
« Bien que je ne crois pas du tout à ce genre littéraire, quel réconfort de découvrir des personnes pour qui la littérature reste une affaire importante! Bonne chance dans ce projet. » Michel Manière (Ecrivain), auteur de « L’homme qui n’y croyait pas » aux Editions du SEUIL.
« Plus que jamais, la littérature gaie a besoin de références. Elle a besoin d’être pensée et structurée. Illustrée. Défendue… elle participe utilement, sans se soumettre à l’esprit de ghetto, à l’ouverture d’un espace d’amitié. Elle donne des compagnons, même fictifs, aux jeunes homosexuels en quête d’une indispensable reconnaissance. Elle jette des ponts. Ele participe à rendre habitable notre monde. » Pierre Salducci (Ecrivain), auteur de « Ecrire Gai » aux Editions Alain Stanké.
« T’étais pas contre les étiquettes à la base ?… Les étiquettes sont censées nous être utiles, et ne sont pas là pour nous enfermer mais pour nous offrir plus de liberté. Ce sont des outils descripteurs et linguistiques. » La vie en queer
« Les conservateurs n’ont jamais été aussi bruyants. Ni aussi structurés, c’est ça qui fait peur. Amis progressistes, remobilisons-nous et si le simple bandeau du « PRIX DU ROMAN GAY » apposé sur un livre le permet, alors c’est une manière de le faire. Soyons fiers d’être libres, fiers d’être gays, fiers d’être ce que nous sommes tout simplement. » Cyrille Prestianni, président du jury, de Arc-en-Ciel Wallonie et de la Belgian Pride.
« Une fois, j’ai voulu écrire un roman hétérosexuel » Eduardo Mendicutti (Ecrivain), auteur de « L’Ange négligé » aux Editions Luce Wilquin
« …être gay n’accorde aucun talent, être hétéro… je t’en parle pas! » Antoine Gouguel (Ecrivain), auteur de « Chifoumi! » aux Editions du Frigo.
« Un roman gay est un roman qui couche avec un roman du même sexe que lui.« , Tartar(e) (Ecrivain), auteur de « Grand fictionnaire du théâtre de la rue et des boniments contemporains » aux Editions Entretemps.
« Je tiens à vous remercier pour ce prix qui m’honore, pour l’accueil, pour la communauté, pour cette soirée que j’ai trouvé extrêmement émouvante. Quel beau moment de partage et de découverte. Vraiment, merci à vous, à Gérard bien sûr dont le message m’a incroyablement ému (je lui écris), et à tous les lauréats et lauréates… Par hasard, je lisais en ce moment le livre d’Arthur que je trouve remarquable, j’étais heureux de le voir. » Karim Kattan.
« Cher Stéphane, Je tenais à vous remercier pour l’attribution d’un Prix à Nordick de Lilian Auzas, et vous féliciter pour la grande qualité de la soirée de remise. C’était émouvant, sympathique, drôle, et mené de main de maître. Bravo pour votre travail. » Anne Hatecoeur, Éditions La Musardine.
« Merci pour la soirée chaleureuse au Tango hier, je vous souhaite un excellent weekend, qu’il soit dans la foulée de l’amitié, l’émotion et la fierté que les nombreux prix ont pu provoquer chez leurs récipiendaires comme le public. » Eva Sinanian, Éditions de L’Atalante.
« Je souhaitais vous remercier chaleureusement pour la soirée d’hier. J’ai particulièrement apprécié le cadre, l’organisation et, plus généralement, l’excellente ambiance qui y régnait. Vous pouvez être fier de votre Prix, que je souhaite voir perdurer ! Cette soirée a également été l’occasion pour moi de revoir Thibault Lambert, que vous avez récompensé. En effet, Thibault Lambert a été mon maître de stage il y a quelques années. Je ne l’avais pas recroisé depuis. Au nom des éditions Fayard, je vous remercie encore une fois pour le Prix attribué à José Ando. Il est essentiel pour nous que la voix de l’auteur puisse être entendue et que la réalité qu’il dépeint au sujet de la situation des communautés LGBT+ et racisées au Japon soit partagée avec le plus large public. Nous continuerons à vous envoyer nos livres. C’est une manière pour nous de vous aider à faire vivre le Prix. » Julien D’Adamo, attaché de presse chez Fayard.
« La cérémonie a démarré vers 19h45 dans le cadre chaleureux et si délicieusement « vintage » du Tango, dans une ambiance amicale et joyeuse. La liste des gagnant•e•s était longue, reflétant plusieurs genres littéraires et représentant le spectre LGBTQI+ dans toute sa belle diversité. De même, les discours de remerciement se sont fait écho des différentes sensibilités des auteur•e•s primé•e•s. D’aucuns ont opportunément rappelé que nulle lutte n’est jamais gagnée à jamais. D’autres ont souligné les progrès salutaires mais toujours précaires dans les domaines de l’acceptation et de la tolérance et ont mis l’accent sur l’éternelle nécessité d’unité de nos communautés. Il y a eu de l’émotion, de l’humour, de l’optimisme, le tout accompagné des introductions bienveillantes de Stéphane Maton-Vann, qui a brillamment repris le flambeau de notre cher Gérard Goyet (qui déjà avait mis la barre très haut). Dans ce cadre où l’on se sentait tout de suite à l’aise, la cérémonie a été une belle réussite non seulement pour la littérature dans toutes ses émanations, mais aussi pour les personnes LGBTQI+. Que ce soit l’équipe technique, le personnel œuvrant derrière le bar, les différent•e•s intervenant•e•s ou Stéphane lui-même, malicieux, gentil, un être vraiment exquis, toutes et tous méritent un grand merci pour cette soirée sous le signe de l’ouverture et de l’amitié. Nos excuses pour les photos, dont certaines sont floues (pourtant, on n’a trinqué qu’après coup), mais elles montrent peut-être notre sincère plaisir d’avoir été présents. » Dieter Moitzi dans LivresGay.fr.


